Femmes violées, femmes de droit : défendre et faire valoir les droits des victimes de viol en République Démocratique du Congo

 

Le viol de guerre est utilisé en République Démocratique du Congo (RDC) à des fins politiques et économiques et sévit en masse dans les zones où se trouvent les mines de minerais précieux afin de faire fuir la population. Dirigé contre les femmes et les enfants, le viol de guerre concerne entre 200 000 et 600 000 victimes en RDC et au Soudan. Il est encore d’actualité car, étant commis souvent en public ou devant les membres d’une famille, les plus jeunes l’ont intégré comme une norme.

 

 

Ce programme vise à lutter contre l’impunité des crimes de masse et des violences sexuelles comme arme de guerre en RDC en améliorant le traitement des procédures judiciaires en RDC et en sensibilisant l’opinion internationale à la cause des femmes et enfants victimes plus généralement de violences sexuelles en RDC.

 

Il s’agira de contribuer à améliorer le fonctionnement de l’appareil judiciaire congolais dont les procédures sont souvent longues et les indemnisations faibles, lorsqu’elle sont versées. Par ailleurs les acteurs clés manquent souvent de méthodologie en matière de collection d’informations et de preuves mais aussi d’expertise pour mener à bien les procédures. Ces difficultés intensifient la vulnérabilité des victimes.

 

Denis Mukwege développe au sein de sa fondation « Panzi » deux axes de réponse principaux : la sensibilisation de la population et la facilitation de l’accès au droit(écoute, conseils et orientations par des juristes).

 

L’AADH entend compléter ce programme par :

 

– Des formations au profit des avocats congolais des barreaux du Nord et Sud Kivu où sont concentrées de nombreuses victimes

 

– Un coaching et un mentorat des avocats de l’AADH aux côtés des avocats congolais formés et suivi des dossiers de violences sexuelles

 

– Des études approfondies sur des thématiques de plaidoyer relatives à la lutte contre l’impunité des violences sexuelles en RDC

 

– Une sensibilisation de l’opinion publique par des tribunes dans les médias français/internationaux, par la réalisation d’un documentaire sur les activités de l’AADH en RDC aux côtés de la Fondation Panzi et des Barreaux, et par le lancement d’une exposition photo en France.